Un tiers des cadres dans l’UE sont des femmes

Bruxelles – Un peu plus d’un tiers (37%) des postes d’encadrement dans les entreprises de l’Union européenne étaient occupés par des femmes en 2019, selon des chiffres publiés vendredi par l’Office européen des statistiques Eurostat.

Bien qu’elles constituent environ la moitié des personnes qui travaillent dans l’UE, « les femmes continuent d’être sous-représentées parmi les cadres », souligne Eurostat dans son communiqué, publié à deux jours de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars.

Sur 6,7 millions de cadres européens en 2019, 4,3 millions étaient des hommes (63%) et 2,5 millions des femmes (37%).

Parmi les 27 Etats membres de l’UE, seule la Lettonie enregistre une proportion plus importante de cadres femmes que de cadres hommes (53%). Elle est suivie par la Bulgarie (49%), la Pologne (48%), et l’Estonie (46%).

A l’autre extrémité, on retrouve Chypre (19%), le Luxembourg (23%) et le Danemark (27%). La France se situe dans la moyenne (38%).

Si l’on se concentre sur les cadres supérieurs, moins d’un cinquième (18%) étaient des femmes en 2019, « ce qui représente néanmoins une augmentation de 8 points de pourcentage » par rapport à 2012 (10%).

La Roumanie (34%), l’Estonie (33%) et la Lituanie (30%) sont les pays ou les femmes cadres supérieures sont les mieux représentées, contrairement au Luxembourg (6%) et l’Autriche (8%). La France est, là encore, dans la moyenne (20%).

Enfin, l’étude d’Eurostat souligne que 28% des membres de conseils d’administration des sociétés cotées en bourse sont des femmes.

Le pays le plus paritaire est la France (45%), en raison de la loi Copé-Zimmermann de 2011, qui a imposé un quota de 40% de femmes dans cet organe de décision donnant les grandes inflexions stratégiques d’un groupe.

L’Estonie et Chypre (9%) sont les pays où la proportion de femmes est la plus faible.